Cette photo déposée sur le site et où on aperçoit la boutique TARI, a éveillé de nombreux souvenirs. C'était une boutique où on vendait des radios dont le dessus se soulevait pour laisser apparaître un « pick-up », les premiers transistors, des tourne-disques « Teppaz » et sur des étagères, les disques de « George Jouvin et sa trompette d'or » , « dansons avec Franck Pourcel » « Aimé Barelli » « Jacques Hellian » et les premiers « Aznavour et Bécaud ».
Ça devait être en décembre, cette période de l'année scolaire où la nuit tombe rapidement quand on sort du collège pour peu que l'on fasse un détour pour assister aux parties de « flippers » au bar « Chantaco », que je me suis arrêté devant la vitrine de cette boutique. Appuyé sur la vitre, je regardais les pochettes de disques disposées pêle-mêle lorsqu'entre « Gloria Lasso » et Dalida j'ai remarqué une pochette rougeâtre d'un chanteur beau comme un Dieu, guitare en bandoulière, tendant le bras.